Cette semaine fut bien remplie.  J’ai fait un diagnostic dans une entreprise de distribution.   Leur objectif est de doubler leur chiffre d’affaires.  Ils savent qu’ils ont beaucoup d’opportunités d’amélioration, mais ils ne savent pas par quoi commencer pour arriver à leur objectif.

Quand on n’est pas au top de notre efficacité et qu’on aspire à doubler son chiffre d’affaires, ça veut dire qu’on quadruplera les problèmes!  Si le chiffre d’affaires double, est-ce qu’on doublera les profits également avec tous ces problèmes?  Probablement pas.

Donc mieux vaut améliorer son efficacité d’abord.  J’ai fait plusieurs diagnostics dans la dernière année.  Le but de ce genre d’intervention est de savoir par où commencer, donc de prioriser.  Car on a tous 2 bras et 1 tête, et avec le quotidien à gérer, on ne peut pas tout améliorer en même temps.

Vous voulez savoir comment je procède?  Et bien je pose des questions afin de comprendre l’entreprise, les défis, les forces, les faiblesses, etc.  J’aime bien faire une cartographie générale, de la réception d’une commande à la livraison d’une commande, pour comprendre ce qui se passe dans l’entreprise, qui fait quoi, comment, pourquoi et quand.  Et ensuite j’observe ce qui se passe, je passe du temps avec le personnel afin d’identifier les problèmes et les opportunités.  Je pose des questions.  Je quantifie le tout.

Je discute de mes trouvailles avec la direction tout au long du processus.  Pour valider ce que je vois.  Finalement, je prépare un rapport afin de documenter ce dont nous avons discuté.  Lorsque je remets le rapport à mon client, il n’y a pas de surprise!  On en a déjà discuté.

Donc dans cette entreprise de distribution, qu’est-ce qui est à améliorer et quelles sont les priorités?  Un défi majeur est le manque d’expérience de l’équipe de gestion.  Les superviseurs ont de la difficulté à prioriser, mobiliser les gens et adresser les problèmes.  Le taux de roulement est élevé chez les employés.  Donc un point à travailler est le coaching de gestion des superviseurs.

Un second défi est niveau de la cueillette (ou picking).  Les employés se déplacent beaucoup, pour plusieurs raisons, comme la localisation des produits qui n’est pas bonne, donc on cherche les produits.  Parfois certains employés ne remettent pas le matériel à la bonne place ou ils ne prennent pas la peine de prendre les items dans les localisations de la cueillette, mais dans les localisations de surplus d’inventaires, parce que c’est plus facile (parce que le matériel n’est pas à la bonne place), donc au lieu de chercher, ils vont dans le surplus, c’est plus rapide.

Comment régler ce problème?  En gérant les employés, en ayant des objectifs au niveau des cueilleurs (pickers), et en communicant ce qui est important et pourquoi.  On revient au coaching de gestion.

Finalement, les équipements.  Il y a de belles opportunités, pour réduire les pertes d’efficacité.   Il y a plusieurs palettes au sol, qui empêche l’accès au matériel dans les palettiers.  Souvent ils doivent déplacer plusieurs palettes pour accéder à une autre.  Il y a plusieurs dizaines de palettes de matériel qu’on appelle « mort », qui ne se vend pas et qui traine depuis longtemps.  Donc il faut s’en débarrasser, le donner, le vendre à rabais ou le jeter.  Il faut aussi plus de palettiers, ainsi il n’y aura plus de palettes au sol, donc de double, triple et quadruple manipulation de palettes.

Ça résume très rapidement le diagnostic avec quelques exemples, bien qu’il y ait bien d’autres améliorations à faire.

En passant, les diagnostiques d’entreprises peuvent être subventionnés en partie par Emploi Québec.  Alors qu’attendez-vous pour identifier et prioriser les opportunités d’amélioration dans votre entreprise?

Si vous croyez que cette histoire pourrait inspirer d’autres décideurs à améliorer leurs processus je vous invite à faire suivre ce courriel à vos connaissances, merci!